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  • : le blog des passions des fauvettes
  • : location de maisons de vacances : gîtes pour vos vacances en Bretagne (côtes d'armor) gîtes en région Midi-Pyrennées (Aveyron), et à Tours ( Touraine, Val de Loire). Sites touristiques, idées de balades, d'activités sportives. Et aussi des récits de voyages: en France (Périgord), à Jersey, au Maroc, aux Antilles, en Nouvelle-Zélande.
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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 13:32

Février 2005 au soleil du sud Marocain?  (suite du premier article : )

 

   La neige ? Les palmiers poudrés de neige de la vallée des roses? Nous les admirons lors d’une très jolie balade le long du ruisseau, et vers les vieux ksahrs plus ou moins abandonnés du fond de la vallée…

 

    Puis la neige fond, et notre décision est vite prise. Pas question, par ce froid, et ces conditions, d’aller risquer un problème quelconque  en haute montagne, là où nous voulions aller randonner quelques jours . Nous ne sommes pas équipés pour marcher dans la neige, et même la voiture risque d’avoir du mal à atteindre le col, passage obligé vers le point de départ de la rando.

 

Alors, changement de programme. Nous voulons plus de chaleur ? Une seule solution : nous diriger vers le sud, vers Zagora, ou vers l’est, vers Merzouga. Là-bas, là où le désert de sable commence, la température devrait être plus clémente… Et sinon, qui sait, peut-être verrons-nous les dunes sous la neige? Inch Allah !

 

   Nous choisissons Merzouga, plus proche, et dont la route est plus directe, sans col à passer. Et en voiture !

Pas pour longtemps ; dès Boulmane, nous nous arrêtons pour avaler notre pic-nic… très vite, car nous sommes installés sur une terrasse à l’étage d’un  café….les pieds dans l’eau (la neige a fondu), et malgré le soleil, et le thé brûlant, nous sommes frigorifiés ! N’empêche que la vue est sympa, et on peut observer de là-haut la vie qui continue dans les petites rues environnantes, ce typique petit garage spécialisé dans la réparation de mobylettes par exemple…

 

  On repart. Le long de la route, toujours un peu de neige. Peu d’arrêts, car le vent s’est levé et est très froid. Néanmoins, une court arrêt photo s’impose face à cette incroyable petite chaîne montagneuse qui se dresse au loin, toute seule sur le désert de cailloux plat. Elle nous étonne par ses plissures remarquables, en forme d’escargots, mises en valeur par la neige fraîche qui souligne les contours de chaque pli.

 

  La route est belle, on roule bien, mais attention à la traversée des bourgs ! Ici, pas de rocade ! La grand’route passe au milieu des quartiers animés, et, comme il n’y a pas de trottoirs , il faut faire attention aux piétons qui marchent sur la route, traversent n’importe où, et qui s’occupent surtout d’avoir les pieds au sec, car la neige fondue et sale chassée par les véhicules rend la marche plutôt difficile.

 

  Et c'est là, à la sortie d’un village, au détour d’un virage, que nous tombons sur un spectacle bien sympa : Maroc-sud-neige-février 05les locaux reviennent d’une petite balade dans un petit vallon tout enneigé, et semblent bien s’amuser ! il faut rappeler que la neige, pour beaucoup, c’est leur première fois !

 

  Et toujours la neige …cela durera-t-il jusque dans le désert ? Nous nous prenons à l’espérer : la neige sur les dunes ? C’est un peu comme voir la neige sur la mer…un mirage ?

Le doute sera levé un peu plus tard : là-bas, à l’horizon, ce n’est plus tout blanc…

 

  La nuit tombe ; nous traversons Skoura sans nous arrêter, notre guide Lahcen connaît bien la route, et nous guidera directement jusqu’à l’hôtel. On nous y accueille chaleureusement.  Nous allons pouvoir choisir nos chambres, nous sommes les seuls clients ! C’est un bel hôtel, magnifique salle de restaurant, et les chambres, très sympas aussi, donnent sur des balcons … par contre, bien sûr, pas de chauffage ! On entasse les couvertures sur les lits… Tout le monde sait que dans le désert, les nuits sont très froides !

 

  Ouf, pour le dîner, ils nous installent un chauffage ; je m’installe tout près, et, le repas aidant (soupe puis spécialité locale à base d’œufs), nous apprécions cette soirée au calme, calme que nos hôtes viendront animer en jouant un peu de musique sur leurs percussions, rejoints par Lahcen. Il se fait tard, difficile de repartir vers nos chambres froides, mais il le faut bien ; demain nous nous lèverons tôt, car, selon la coutume « touristique », nous allons aller admirer le lever de soleil au beau milieu des dunes !

 

  Nuit courte, et froide… Au réveil, on saute dans les vêtements, toutes les épaisseurs, comme d’habitude sont enfilées les unes sur les autres… on se met en route tout de suite, dans la nuit, avec quelques torches. Le ciel est constellé d’étoiles, c’est magnifique. Pas de lumières ou presque, et on doit se fier à nos sensations à chaque pas. Nous sommes à l’écoute de notre corps, les dunes sont irrégulières, on monte, puis on redescend ; si on tombe, ce n’est pas grave, que du sable, alors on se laisse aller au jeu… C’est tellement inhabituel !

 

  Nous allons marcher ainsi longtemps, car… Lahcen a mal calculé l’heure du réveil, et  nous sommes en avance sur le soleil ! Comme il fait froid, pas question de s’arrêter et d’attendre ! Les loupiotes des hôtels sont presque invisibles, nous avons l’impression d’être seuls, dans le désert de dune, dans le silence… une expérience inoubliable !

 

 

  Quand le soleil se lève enfin, c’est le rituel des photos, bien qu’il soit difficile d’enlever les gants! Nous avons aperçu un autre groupe de touristes au loin, parti certainement plus tard, mais ils sont hors de vue. Le désert est pour nous seuls, et seules nos traces de pas sont visibles …

   maroc-voyage-desert

Nous faisons le plein de souvenirs sensoriels, essayant de les mémoriser pour nous les rappeler plus tard ; mais un souvenir n’est qu’un souvenir et je vous assure que je suis prête à revivre la même expérience dès mon prochain voyage !

 

  Retour à travers les dunes vers la civilisation… cette fois, nous coupons en ligne directe vers le bord des dunes, et nous arrivons près d’un hôtel où quelques berbères nous proposent  un tour en chameau, ou  des pierres d’Erfoud, qui contiennent des fossiles.

 

  A notre hôtel, nous allons prendre un copieux petit déjeuner, servi à l’extérieur, face aux dunes. Nous apprécions le soleil qui commence à nous réchauffer, et, miracle, nous finissons même par enlever nos manteaux… Nous sommes vraiment très bien là, au calme, comme des lézard profitant des premiers rayons du printemps. Seule la planche de surf utilisée par certains touristes pour s’amuser à glisser sur les dunes nous rappelle que dans quelques temps hôtels et dunes  seront envahis par des touristes….

 

Fin de matinée. Après un dernier thé revigorant pris sur un des balcons de l’hôtel, nous décidons de repartir. Pas de demi-tour tout de suite, nous allons d’abord poursuivre notre chemin le long de la dune, et profiter de ce grand soleil. Lahcen a déjà fait cet itinéraire. Nous savons que la route se transformera en piste sous peu. Mais il en faut moins pour nous décourager.

 

  Dans la voiture, tout le monde s’accroche, sert les dents au moindre cahot, mais ne peut s’empêcher de crier : « aie ! », ou « ralentis ! » ou « t ‘es fou ou quoi ? » ou «attention, passe à gauche ! », car la piste est rude pour nos dos !

 

Au bout d’un moment, nous faisons une halte. Le paysage a changé. La dune est plus basse, et surtout, des buissons et arbustes  chétifs aux formes étranges y poussent deçi-delà. On se prend de compassion pour ces pauvres arbustes qui survivent dans des conditions difficiles. Pourtant , leur présence donne une autre dimension à la dune, des lignes verticales, des couleurs, un brin de vie….Le soleil est à son zénith, le ciel d’un bleu limpide, c’est un spectacle quasi-magique.

 

Il faut repartir…Lahcen nous propose, pour ne pas revenir sur nos pas, de choisir une autre piste qui passe par le lac asséché. Mauvais choix ! Le lac est asséché, mais encore bien humide ! Notre Clio se lance à l’assaut du lac . Francis est notre chauffeur et s’amuse comme un petit fou ! Il n’y a pas le choix, il faut foncer, ne pas perdre son élan, sinon on s’enlisera ! Il faut aussi jongler entre les buissons et arbustes, il n’y a pas de passage visible, et la tension est vive dans la voiture. Et ce qui  risquait d’arriver arriva!

 

 La voiture s’enlise ! Nous sortons tous, et chacun y va de son petit avis. Les plus courageux essayent de pousser, c’est très salissant ! L’autre option est de récupérer un maximum de branchages pour les glisser sous les roues. Mais la récolte est maigre et ne suffira pas. Nous sommes au bord du désespoir… quand deux locaux passent à pied sur le bord du lac (presque une digue). Lahcen les hèle, et ils acceptent de nous aider. Francis se prépare, et après une bonne poussée, la voiture est dégagée ; Francis continue dans son élan, et saute à moitié sur le bord du lac, là où une piste très boueuse l’attend. Un grand merci aux locaux, que nous remercions comme il se doit…

 

Pour nous remettre de nos émotions, et aussi parce que nous avons faim, nous nous arrêtons tout de suite dans le village. La voiture est entièrement recouverte de boue, et certains d’entre nous aussi ! Une toilette s’impose. Coup de chance, au café, ils ont un tuyau d’eau… par contre, rien à manger… On essaye la petite épicerie, le dernier pain nous passe sous le nez… on a toujours quelques provisions d’avance, heureusement, car les enfants sont toujours affamés, et plutôt difficiles !

 

On repart. Le chauffeur tient le coup, pourtant, dans la voiture,   Le manque de sommeil aidant, tout le monde s’endort! A quoi rêvons-nous ? Peut-être de neige sur les dunes….

 

 

 

 

 

Troisième et dernier  article : Maroc 05, fin du récit en photos

 

infos pratiques : voyager au Maroc, avec ou sans guide ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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